Objectifs du millénaire (ODM)
L’Alliance internationale consacre directement ses efforts à la réalisation de l’Objectif du millénaire numéro 1, la réduction de la pauvreté et de la faim, et à celle de l’ODM 8, l’établissement de partenariats. Mais ses efforts pour assurer que tous les habitants du globe aient de quoi manger ne peuvent manquer d'avoir un impact sur la réalisation des objectifs plus spécialement consacrés à la santé, à l'éducation, au genre et à l’utilisation durable des ressources naturelles.

- C. FAO/ M. Longari
Rapport du Groupe de travail contre la faim
Commandé par le Secrétaire général des Nations Unies et soutenu par le Groupe des Nations Unies pour le développement, le Rapport du Groupe de travail contre la faim établit des priorités en vue de répondre à l’Objectif de Développement du Millénaire (ODM) de réduction de moitié de la faim à l’horizon 2015. Le Groupe de travail contre la faim du Projet de développement du millénaire est composé d’une trentaine d’experts s’exprimant en leur nom personnel, mais en s’appuyant sur les recherches et l’expertise de nombreuses institutions actives dans les questions relatives à la faim dans le monde.
L’Alliance internationale contre la faim a souligné les efforts du Groupe de travail contre la faim pour renforcer la prise de conscience par le public et les actions par les Gouvernements dans la lutte contre la faim, et a applaudi la reconnaissance par le groupe de travail de l’importance des partenariats et des initiatives multi-parties prenantes pour la communauté internationale du développement.
Les quatre agences actives dans le domaine alimentaire basées à Rome, ainsi que plusieurs ONGs partenaires de l’Alliance, ont pris part au lancement du rapport à Rome le 18 janvier. Cette participation avait pour but d’attirer l’attention sur la nécessité de renforcer la prise de conscience du public et de renforcer l’action publique de plaidoyer pour la lutte contre la faim, tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développement.
Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire, le changement climatique et les bioénergies, Rome 3-5 juin 2008
La Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire, le changement climatique et les bioénergies s’est déroulée au siège de la FAO à Rome, Italie, du 3 au 5 juin 2008. Lors des manifestations qui ont marqué ces trois journées, quarante-deux chefs d’état et de gouvernement, cent ministres de haut niveau et soixante organisations de la société civile et non gouvernementales des pays membres de la FAO ont examiné les défis que le changement climatique, les bioénergies et l’envolée des prix des produits alimentaires posent à la sécurité alimentaire mondiale.
A la suite de discussions et de négociations de très haut niveau, la Conférence s’est conclue par l’adoption par acclamations d’une déclaration par laquelle les Gouvernements réaffirmaient leur engagement à réaliser l’objectif du Sommet mondial de l’alimentation et faisaient appel à la communauté internationale pour accroître l’assistance en direction des pays en voie de développement, en particulier les pays les moins avancés et ceux qui ont le plus souffert des prix élevés des produits alimentaires.
L’Alliance s’est considérablement dépensée à l’occasion de la Conférence de haut niveau. Avant le début des réunions, elle a encouragé chaque Alliance nationale à adresser à la délégation de son pays une lettre ouverte exposant ce qui était attendu de la Conférence, et elle a invité toute personne participant à la réunion à rédiger sa propre Déclaration personnelle, explicitant son engagement à travailler à un monde sans faim et sans malnutrition
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Le groupe de travail de haut niveau du SG des NU, et le Cadre global d’action
Le Groupe de travail de haut niveau sur la crise de la sécurité alimentaire globale a été mis en place par le Secrétaire général des nations unies, qui le préside. Sa création remonte à juin 2008, avec pour objectif de promouvoir une réponse coordonnée à la crise alimentaire globale entre les agences des NU, les Gouvernements nationaux, les bailleurs de fonds, la société civile et le secteur privé, et d’élaborer un plan d’action.
Le groupe de travail a préparé un Cadre global d’action, où sont décrites les actions à mener en urgence pour répondre aux besoins immédiats et pour contribuer à une sécurité alimentaire durable. Le CGA réaffirme l’engagement des agences et programmes spécialisés des NU à éradiquer la faim, la malnutrition et la pauvreté.
